LA TRANSAT
[ Histoire ] [ Le Parcours ] [ La Météo ] [ La Vie à Bord ] [ Les Médias ]
HISTOIRE
Un peu d'histoire ...
L'aventure commence en 1977. C'est un anglais, Bob Salmon, qui organise la première MINI-TRANSAT. La règle du jeu est simple : rallier les Antilles sur des bateaux ne mesurant pas plus de 6,50 mètres sans assistance ni moyen de communication avec la terre. L'idée première était de rendre à la course au large ses lettres de noblesse en refusant cette inflation technologique et financière qui faisait loi dans le milieu des coureurs. Sur les 23 coureurs au départ de Penzance (tous passent pour des fous), 18 vont passer la ligne d'arrivée. Une course mythique est née, qui se disputera dorénavant tous les deux ans .
Au fil des ans, on y découvre de talentueux marins qui deviendront ensuite d'illustres figures de la course au large : Jean Luc Van Den Heede, Lionel Pean , Loïc Peron , Yves Parlier, Laurent Bourgnon, Michel Desjoyeaux, Marc Thiercelin, Catherine Chabaud, Thierry Dubois, Yvan Bourgnon, Bernard Stamm, Sebastien Magnen, Ellen Mac Arthur, ...
Pour beaucoup d'entre eux cette course reste l'un de leurs meilleurs souvenirs de marin.
En 2001, elle change de nom et s'appelle la TRANSAT650. En effet l'océan a toujours la même taille, qu'on le traverse à bord d'un 60 pieds ou d'un 6.50. Ce n'est donc pas une mini mais plutôt une maxi course pour des mini bateaux.
Mais qu'a-t-elle donc de si particulier cette TRANSAT 650 ?
UN HOMME , UN BATEAU, UN OCEAN !
C'est la devise de cette grande aventure, réduite à sa plus simple expression.
Un homme
Le coureur doit avoir fait ses preuves avant de s'inscrire au départ. Il doit réussir sa qualification et engranger un maximum de milles en course sur le bateau avec lequel il va courir.
Un bateau
Les bateaux, s'ils ont beaucoup évolué au plan technologique, n'en restent pas moins des « coques de noix » de 6 mètres 50 de long. Il existe deux catégories de bateaux et donc deux classements séparés au final. - Les « protos »(prototypes) sont de véritables petites bombes sur l'eau et représentent un formidable laboratoire de recherche pour les architectes navals qui dessinent les 60 pieds du Vendée Globe ou de la Transat .
Même carène, même type de gréement, quilles pendulaire, ballast, matériaux high-tech . Ce sont donc les modèles réduits à l'échelle 1/3 de leurs grands frères.
- Les « séries » quant à eux doivent être construits à au moins dix exemplaires et répondent à des critères de jauge beaucoup plus « raisonnables » : coque polyester, appendices fixes, mat en aluminium, interdiction du carbone. Ils n'en restent pas moins des bateaux très rapides puisque leurs carènes sont toujours celles de protos. Il n'est d'ailleurs pas rare de voir des « séries » s'intercaler entre les « protos » dans le classement général.
Les deux caractéristiques communes à tous les bateaux sont une surface de voile démesurée par rapport à la taille de la coque (pour se donner un point de comparaison, ils sont proportionnellement 40 pour cent plus toilés que les 60 pieds open !) et l'insubmersibilité de cette dernière.
En effet l'insubmersibilité est un élément de sécurité majeur. Grâce à cette caractéristique incontournable nos bateaux ont obtenu la dérogation qui les autorise à naviguer très loin des côtes.
Un Océan
L'Océan Atlantique est le terrain de jeu des 6.50. Quel marin n'a pas rêvé de traverser l'Atlantique. Tous les coureurs qui s'engagent dans ce défi transatlantique savent que pendant une trentaine de jours ils vont devoir vivre au rythme de l'Océan et du vent, les deux éléments qui façonnent l'environnement des marins.
En dehors de cette trilogie - un homme, un bateau, un océan - aucun élément extérieur. En effet c'est bien d'une course en solitaire, sans assistance qu'il s'agit. Les moyens de communication avec la terre sont interdits. Seule une radio V.H.F de courte portée (inférieure à 20 milles) et un récepteur B.L.U permettent d'avoir quotidiennement un bulletin météorologique succinct de la zone où l'on se trouve, ainsi qu'un contact avec l'un des bateaux suiveurs si l'on se trouve dans le périmètre de réception VHF. C'est ici que le sens marin et l'expérience font toute la différence...
Pour la sécurité une Balise de repérage par satellite est embarquée sur chaque bateau et donne la position exacte deux fois par jour au comité de course. Cette balise permet aussi d'envoyer différents signaux de demande d'assistance en cas d'avarie grave du bateau ou de problème de santé du coureur.
LE PARCOURS
4.300 milles entre La ROCHELLE et SALVADOR de BAHIA au Brésil. Une escale aux Canaries qui permet au coureurs de réparer et de se préparer avant le grand départ vers le continent américain. Un parcours émaillé d'embûches.
Première étape : 1.350 milles - La Rochelle - Funchal (Madère).
La première difficulté est la sortie du fameux golfe de Gascogne, réputé pour les dépressions qui s'y succèdent et la mauvaise mer qu'elles engendrent. C'est ce que les marins appellent le « dégolfage ». Le Cap Finistère est la porte incontournable avant d'entamer la descente vers le Sud le long des côtes portugaises. Sur cette portion du parcours le danger vient du trafic maritime intense. La flotte des ministes doit donc trouver son chemin au mileu d'une armada de porte-conteneurs géants et de super-tankers. Puis c'est l'approche des Canaries qui peut user les nerfs du marins avec ses zones de « pétoles » sous le vent des îles montagneuses. L'escale aux Canaries est bien appréciée. L'accueil y est chaleureux et le bonhomme et sa machine sont remis complètement à neuf grâce à une logistique sans faille.
Deuxième étape : 2.900 milles - Funchal - Salvador de Bahia.
La sortie de l'archipel des Canaries est elle aussi très tactique : profiter des brises thermiques, ne pas se laisser enfermer dans une zone de dévent entre ces îles dont la plus haute culmine à 3700 mètres. Puis c'est la descente vers les îles du Cap Vert, au large du Sénégal à la même latitude que Dakar. Mêmes difficultés au passage de ces îles volcaniques : une mauvaise option peut coûter très cher en terme de place. La descente plus au Sud nous mène alors dans la Zone de Convergence Intertropicale plus connue sous le nom de « pot au noir ». C'est par définition la zone ou les vents de l'hémisphère Nord rencontrent ceux de l'hémisphère Sud. Il y a donc des zones de vent nul, des formations nuageuses et des orages parfois très violents. Cet endroit est un véritable passage à niveau pour les voiliers avec des zones de calme plat intercalées avec des grains sous d'énormes cumulus.
Le passage de l'équateur donne droit à la cérémonie rituelle envers Neptune. Le marin doit ouvrir une bouteille d'alcool, en offrir au dieu de la mer, à son bateau et ce qui reste à son gosier.
Ensuite ce sont les Alizés du Sud qui sont sensés emmener la flotte tout droit vers le continent américain. Mais les côtes brésiliennes peuvent encore réserver des surprises. Lors de l'édition 2003 les deux premiers de la course sont contraints d'abandonner à moins de 100 milles de l'arrivée. l'un perdra son mat, l'autre sera jeté sur les rochers.
L'arrivée dans la Baie de Tous Les Saints est pleine de magie et d'émotion. Magie du retour brutal à la civilisation après trente jours de communion avec la mer et son bateau. Grande émotion des retrouvailles avec les proches.
LA MÉTÉ0
Tous les jours un bulletin météo est diffusé spécialement pour les coureurs de la transat 6.50 en ondes courtes sur Radio Monaco. L'Océan Atlantique est divisé en grandes zones, certaines d'entre elles étant plus grandes que le territoire français. Les coureurs ont donc à leur disposition des informations grossières qui sont plus des tendances mais celles-ci sont néanmoins fort précieuses pour tracer une route et prendre des options.
Le deuxième élément important est le baromètre qui donne avec précision la pression atmosphérique, mais permet surtout d'étudier ses variations plus ou moins rapides . Le troisième « outils » est l'observation du ciel et des nuages.
C'est avec seulement ces trois types d'informations que le coureur doit se débrouiller pour tirer le meilleur parti possible des phénomènes météorologiques.
Chaque édition de la transat 6.50 est différente. En 2005 les concurrents ont rencontré des conditions optimales tout au long de la course. Après avoir passé Fort Boyard au sud de la Rochelle, ils sont partis sur un long bord de portant qui les a conduit tout droit aux Canaries puis au Brésil (exception faite du pot au noir où certains ont du tirer des bords, voir partir en sens inverse de la route théorique pour négocier des grains). Ces conditions météo exceptionnelles ont permis aux premiers de pulvériser le record de l'épreuve avec un temps de référence de 24 jours et 21 heures pour Corentin Douget (4 jours de moins que l'ancien record).
LA VIE A BORD
Organisation dans l'espace
Si l'espace autour du marin est immense, il n'en est pas de même pour sa cellule de vie. La hauteur maximum est inférieure à 1.70 mètres (il faut baisser la tête si l'on veut rester debout), la cuisine se résume à un petit « camping gaz » et une bouilloire, le couchage est constitué d'un confortable matelas réalisé avec les voiles dans leur sac, le cabinet de toilette est fait de deux seaux en plastic (un pour se laver, l'autre pour les besoins naturels !).
Mais le marin se trouve le plus souvent sur son lieu de travail (environ 20 heures par jour) : le pont pour les changements de voiles et le cockpit pour le pilotage et les manoeuvres. C'est à la barre de son bateau qu'il passe le plus de temps.
Alimentation
Les barres de céréales et les plats lyophilisés sont l'ordinaire. Quelques « extras » peuvent être embarqués au départ de chaque étape, mais la conservation des aliments à température ambiante compromet rapidement la fraîcheur de ceux-ci...
La quantité de calories par repas est une donnée qu'il ne faut pas négliger. Quand on sait qu'un coureur en solitaire dépense facilement 3000 calories par jour et que les plats lyophilisés contiennent en moyenne 500 calories, on comprend vite pourquoi les coureurs à l'arrivée de chaque grande course ont tous un visage famélique !
Gestion du sommeil
Cet élément joue un rôle majeur sur la performance. Dans sa préparation physique le coureur ne doit pas négliger cet aspect. L'idéal est de réussir à organiser son sommeil en périodes très courtes de 20 à 30 minutes(phases I et II sur le schéma).
Ce temps court correspond à l'endormissement suivi d'une phase de sommeil léger. L'avantage est double : le sommeil est réparateur et le réveil est facile. Encore faut-il être capable de s'endormir sur commande. C'est là qu'interviennent certaines techniques de relaxation comme par exemple la sophrologie.
LES MÉDIAS
Le bilan presse de la dernière Transat 6.50 est très positif. En chiffres cela donne :
Presse audiovisuelle :
. Télévision : plus de 96 sujets sur la course. Eurosport , Planète Thalassa, Sport +, France 3...
. Radios : plus de 158 passages sur la transat 6.50, plus sujets quotidiens sur France Bleu.
Presse écrite : plus de 1000 sujets sur la Transat 6.50. Retombées hors France : Belgique , Suisse, Espagne Slovénie, Singapour, Autriche...
Le site internet www.transat650.org : plus de 7 millions de pages lues.
Production images TV : une équipe de production était en charge de produire les images de la course.
Photos : un photographe spécialisé était en charge de produire les photos pour les médias.










